Guillaume Pinard

AMOR, 2015

Semiose éditions

448p N&B, broché
20 x 13,5 cm
isbn : GP15B001

32,00 €
448p N&B, broché
20 x 13,5 cm
isbn : GP15B001
AMOR - Guillaume Pinard

Cet album dystopique et déjanté s’inspire d'un fait divers survenu le 3 septembre 2011 sur la place Navone à Rome : un acte de vandalisme réalisé sur les sculptures de la fontaine du Maure révèle qu'il s'agissait de copies réalisées en 1874, tandis que les originaux sont conservés à la Villa Borghese. L'artiste souligne l'indifférence des passants et la mise à jour - involontaire - d'une faille dans un dispositif culturel qui transforme les habitants en consommateurs passifs. Si dans le film The Truman Show de Peter Weir (1998), le personnage principal réussit à s'échapper de sa prison de faux-semblants, le vandale de Rome semble, malgré lui, ouvrir une brèche dans le décor.

Puisant dans l'histoire de l'art comme dans les productions populaires, Guillaume Pinard revisite cette histoire sous la forme d'une exposition mettant en abyme le système de l'art et ses usages, la spectacularisation du patrimoine et les modes de médiation de l'art. Une exploration des effets pervers de la patrimonialisation, ou comment l’art s’est peu à peu dissous dans l’industrie culturelle.

Guillaume Pinard

Né en 1971 à Nantes, Guillaume Pinard vit à Toulouse et enseigne à l'EESAB de Rennes. L'artiste cultive l'indiscipline, changeant de médiums et mixant les références. S'il dessine intensément  –  ado nourri à la BD – , il peint tout autant (acrylique, huile), sculpte, écrit des romans épistolaires. Ses premières animations narrent le destin absurde de con-con ; ses fusains muraux copient avec ironie les maîtres. Tartine abstraite sur fond vert (façon Mondrian de cuisine) ou bonhomme gazeux surréalisant, l'artiste «réconcilie», opère des rapprochements, joue sur les échelles, maîtrise l'amateurisme et le regressif comme la virtuosité. Son travail est exposé par les centres d'art contemporain de Quimper (le Quartier, 2015), de Toulouse (le BBB, 2013) et de Carjac (2012). On le retrouve dans les collections du Musée Ingres, de la ville de Marseille et des FRAC Limousin, Midi-Pyrénées et PACA.